Cette Chaire vise au développement d’un ensemble de recherches-actions sur la thématique de la place de l’ouverture sociale dans les contextes d’innovation. Il s’agira de mettre en évidence et de décrire les mécanismes qui lient ouverture sociale et innovation, dans ses dimensions historique, statistique et expérimentale. L’innovation se situe donc à l’interface des pratiques de conception technique et d’un travail social et managérial : c’est clairement la position qu’occupe l’ingénieur contemporain.
Loin des récits héroïques qui retracent l’aventure des inventeurs, l’innovation est avant tout le résultat d’un travail collectif, s’appuyant sur une pluralité de ressources. Penser la composition des collectifs d’innovation, c’est donc penser la pluralité des possibles dans les processus d’innovation. La question de l’ouverture sociale des grandes écoles est depuis longtemps étudiée pour le cas de grandes écoles (Bourdieu, Passeron, 1964) (Pasquali, 2022) et plus globalement chez les publics de l’enseignement scolaire (Beau, 2003). La question de la diversité sociale au sein des organisations est quant à elle beaucoup moins étudiée, que ce soit au sein des entreprises (Peretti, 2007), chez les entrepreneurs (Séverine Le Loarne-Lemaire, 2014) ou chez les dirigeants (Alter, 2012). Si quelques études très récentes de collègues économistes ont pu interroger le poids de la diversité sociale sur l’économie de l’innovation (Jaravel, 2023), aucune n’interroge précisément aux processus d’innovation dans leur ensemble.
Ci-dessous sont consignés les différents résultats de recherche ainsi que les articles publiés en rapport avec les activités de la chaire.